Les droits de l'enfant6 min1/7

La Convention internationale des droits de l'enfant : un cadre applicable en accueil

Qu'est-ce que la CIDE et pourquoi s'applique-t-elle aux temps d'accueil ?

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La Convention internationale des droits de l'enfant, souvent appelée CIDE, est le grand texte de référence qui reconnaît les enfants comme des personnes titulaires de droits. Elle donne aussi des repères pour la vie quotidienne : respect de l'enfant, écoute de sa parole, protection de sa dignité, accès au jeu, au repos et aux loisirs.


À retenir

  • 1La Convention internationale des droits de l'enfant a été adoptée par l'ONU en 1989 et ratifiée par la France en 1990.
  • 2Elle reconnaît à chaque enfant des droits fondamentaux : protection, expression, vie privée, repos, loisirs, non-discrimination.
  • 3Elle ne concerne pas seulement la famille ou l'école : elle éclaire aussi les décisions prises dans les accueils collectifs.
  • 4Ses grands principes aident à relire l'organisation quotidienne des ACM du point de vue des enfants.

Un texte de référence

La CIDE a été adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989. La France l'a ratifiée l'année suivante. Ce texte pose un changement de perspective important : l'enfant n'est pas seulement un être à protéger, mais aussi une personne à respecter, à écouter et à accompagner dans son développement.

Dans un accueil collectif, cette perspective conduit à regarder autrement les règles de vie, l'accès au jeu, la parole des enfants, le respect de l'intimité ou la manière dont une organisation tient compte de leur âge et de leurs besoins particuliers.

Les grands principes

La non-discrimination

Chaque enfant bénéficie de ses droits sans distinction liée à son origine, sa situation sociale, son handicap, son sexe, sa langue, sa religion ou toute autre situation comparable.

L'intérêt supérieur de l'enfant

Lorsqu'une décision concerne un enfant, son intérêt doit rester une considération primordiale.

Le droit au développement

La Convention protège non seulement la survie de l'enfant, mais aussi son développement physique, mental, affectif, social et culturel.

Le droit d'être entendu

L'enfant a le droit d'exprimer son opinion sur les questions qui le concernent, et cette parole doit être prise en considération d'une manière adaptée à son âge et à sa maturité.

Quelques articles particulièrement utiles

Certains articles de la Convention parlent très directement à la vie d'un accueil collectif :

  • l'article 2 sur la non-discrimination ;
  • l'article 3 sur l'intérêt supérieur de l'enfant ;
  • l'article 12 sur le droit d'expression ;
  • l'article 16 sur la vie privée ;
  • l'article 19 sur la protection contre les violences ;
  • l'article 23 sur la prise en compte du handicap ;
  • l'article 31 sur le droit au repos, au jeu et aux loisirs.

196 États sont parties à la Convention (UNICEF, consultation 2026).

Ce que cela change en pratique

Dans un ACM, la CIDE aide à relire des décisions très concrètes : comment on parle à un enfant, comment on l'associe à une décision, comment on protège son intimité, comment on aménage un accueil pour qu'il reste accessible.

Éclairage juridique

Article 3 de la CIDE

Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale.

Ce que cela veut dire ici

Ce principe général éclaire aussi les décisions prises dans les accueils collectifs.

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Un texte utile pour relire le quotidien

La CIDE ne dit pas à elle seule comment organiser une cour, répartir les groupes, préparer un repas ou conduire une activité. En revanche, elle invite à poser régulièrement une question simple : cette manière de faire respecte-t-elle vraiment les enfants comme sujets de droits ?

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Non. Ses principes concernent aussi les institutions, les services et les structures qui accueillent des enfants, y compris les ACM.
Non. Elle reconnaît des droits aux enfants, mais elle ne supprime pas la responsabilité des adultes de fixer un cadre protecteur.
Parce qu'il aide à relire la vie quotidienne des accueils du point de vue des enfants eux-mêmes.
Ce n'est pas toujours une obligation formelle, mais c'est un repère utile pour comprendre ce que signifie accueillir des enfants dans le respect de leurs droits.

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